Galerie jeanne Bucher
Expositions Galerie Jeanne Bucher Artistes Galerie Jeanne Bucher Editions Galerie Jeanne Bucher Estampes Galerie Jeanne Bucher Presse Galerie Jeanne Bucher Historique Galerie Jeanne Bucher Contacts Galerie Jeanne Bucher
ARTISTES
Permanents
Non permanents


Biographie

   Expositions

   Bibliographie

   Catalogues
Biographie Version imprimable
Maria-Helena VIEIRA DA SILVA


1908
Naissance de Maria-Helena Vieira da Silva, le 13 juin. Elle est la fille unique de Marcos et Maria de Graça Vieira da Silva. Son grand-père est le fondateur du journal "O secolo".
Son père meurt au sanatorium de Leysin le 14 février 1911. C'est auprès de sa mère et de son grand-père maternel que se développe son enfance, dans un milieu très cultivé. L'atmosphère familiale favorise des dispositions artistiques précoces.
Au cours d'un voyage à Londres, le British Museum et une représentation du Songe d'une nuit d'été  lui laissent un souvenir indélébile. Le passage à Lisbonne des ballets Russes en 1917 imprègne également sa jeune mémoire.

1919 - 1927
Étude de dessin à l'école des Beaux-Arts de Lisbonne. Dès 1921, elle peint à l'huile ses premiers paysages.
En 1924, elle pratique aussi la sculpture et, peu de temps après, se passionne pour le dessin anatomique.

1928
Consciente de ne pouvoir progresser dans ses études à Lisbonne, elle décide de quitter le Portugal pour s'installer à Paris.

   

" Je suis venue à Paris pour des raisons intellectuelles, en dehors de toute raison pratique... Du port de Lisbonne on partait autrefois pour découvrir le monde et ensuite le peupler. A Paris, on le découvre sur place à chaque instant par des moyens spirituels ".
Elle s'inscrit à l'Académie de la Grande Chaumière ou elle rencontre un jeune artiste hongrois, Arpad Szenes qui deviendra son mari. Elle suit les cours de sculpture de Bourdelle.
L'exposition Bonnard, chez Bernheim-Jeune, l'émerveille.
Lors d'un voyage en Italie, elle découvre la peinture siennoise.

1929
Après un passage à l'Académie Scandinave dans l'atelier de Despiau, elle renonce définitivement à la sculpture pour se consacrer à la peinture. Elle fréquente l'Académie Fernand Léger et suit l'enseignement libre de Bissière à l'Académie Ranson.

1930
Vieira épouse Arpad Szenes. Séjour en Hongrie et en Transylvanie.
Installation Villa des Camélias, à Paris.

1931
Découvre le Prado à Madrid.
Dans l'atelier de gravure de William Hayter, Vieira da Silva rencontre les surréalistes (surtout Ernst et Miró).
Participe au Salon des Surindépendants.
Séjour à Marseille.

1932
Fait la connaissance de Jeanne Bucher qui deviendra son premier marchand:  "Deux galeries m'attiraient- C'était un destin: celle de Jeanne Bucher et celle de Pierre Loeb (...). Je voyais en Jeanne Bucher une fée et en Pierre Loeb un magicien, tous deux détenteurs de grands pouvoirs. Sans une bonne fée, un magicien et un solide ange gardien, rien à faire; il faut au moins une trinité pour faire aimer un pauvre peintre! ".
Vieira da Silva découvre la peinture de Torrès-Garcia.


1933
Jeanne Bucher organise sa première exposition personnelle: elle présente Kô et Kô , un livre pour enfants, texte de Pierre Gueguen et pochoirs de Vieira da Silva.

1934
Pour la première fois, une de ses oeuvres trouve acquéreur en la personne du peintre Campigli.

1935
António Pedro, écrivain, peintre et metteur en scène, organise sa première exposition à Lisbonne, Galerie UP.
Recherchant la solitude pour se consacrer à son travail, Vieira da Silva quitte Paris pour s'installer momentanément au Portugal. Elle y rencontre les artistes portugais qui cherchent à sortir en peinture de la tradition académique.

1936
Exposition, dans leur atelier de Lisbonne, de peintures abstraites de Vieira da Silva et d'Arpad Szenes.
Le journal Paris soir  commence la publication de dessins accompagnant Madame la Grammaire  de Pierre Gueguen.
Début octobre, retour à Paris.

1937
Nouvelle exposition à la galerie Jeanne-Bucher.
Hilla Rebay acquiert une de ses peintures pour la collection Guggenheim.

1938
Vieira da Silva et Arpad Szenes s'installent Boulevard Saint-Jacques.

1939
Vieira da Silva organise à la galerie Jeanne-Bucher une vente au profit des enfants réfugiés espagnols et se charge de collecter des fonds auprès des artistes.
A la déclaration de guerre, le couple décide d'aller vivre au Portugal.
La garde des oeuvres et de l'atelier du couple est confiée à Jeanne Bucher.

1940-1942
En juin, faute de pouvoir acquérir la nationalité portugaise pour Arpad, et pour elle de retrouver son propre statut d'origine, le couple quitte l'Europe comme apatride pour Rio de Janeiro. Poètes et écrivains brésiliens, surtout Murilo Mendès et Cécilia Meireles seront des familiers de leur atelier où se retrouvent aussi de jeunes artistes.
Leurs oeuvres sont exposées au Musée des Beaux-Arts de Rio.
Le séjour brésilien est dominé par une angoisse permanente liée aux nouvelles d'Europe et aux difficultés du quotidien. Vieira da Silva peint des petites toiles chargées de visages fantomatiques, de rêves et d'effroi, imprégnés du drame lointain qui se joue sur le fond de la guerre ( Le désastre ).

1943
Pour l'École Nationale d'Agronomie, elle réalise Kilomètre 44 , décoration en carreaux de céramique de la salle de restaurant.

1944
Exposition à la galerie Askanasy, Rio de Janeiro.

1946
Exposition avec Arpad Szenes, Palais Municipal, Belo Horizonte.
Jeanne Bucher organise à New York la première exposition personnelle de Vieira da Silva aux États-Unis, Marian Willard Gallery.
Mort de Jeanne Bucher.

1947
Retour à Paris; exposition à la galerie Jeanne-Bucher. Séjour à Lisbonne (décembre 1947- janvier 1948).
Jean-François Jaeger prend la direction de la galerie Jeanne-Bucher.

1948
L'État acquiert La partie d'échecs (1943).

1949
Première exposition particulière chez Pierre Loeb, galerie Pierre, Paris.
Première plaquette consacrée à sa peinture, par Pierre Descargues, aux Presses Littéraires de France.

1950
Exposition personnelle galerie Blanche, Stockholm.
Ses gouaches sont présentées avec les aquarelles de Hans Reichel, à La Hune, Paris.

1951
L'Etat acquiert Bibliothèque (1949), déposé au Musée National d'Art Moderne, Paris.
Exposition particulière, galerie Pierre, Paris.
La galerie Jeanne-Bucher présente des gouaches réalisées à l'occasion de la publication de Et puis voilà..., histoires racontées à sa poupée par Marie-Catherine Bazaine, la fille du peintre, lorsqu'elle avait 5 ans.

1952
Exposition personnelle, galerie Dupont, Lille.
Exposition personnelle, Redfern Gallery, Londres.
Salon de Mai

1953
Exposition personnelle, Cadby Birch Gallery, New York.
Prix d'acquisition à la IIe Biennale de São Paulo.
Première rencontre avec René Char.

1954
Première exposition en Suisse: la Kunsthalle de Bâle l'accueille en compagnie de Bissière, Schiess, Ubac et Germaine Richier.
Premier prix de tapisserie de l'Université de Bâle. Elle consacre plusieurs années à la réalisation de cartons grandeur nature qui seront exécutés sous la direction de Marthe Guggenbull. Cette commande de deux tapisseries est destinée à célébrer le 500è anniversaire de l'Université de Bâle.
Guy Weelen prend en charge la gestion de ses travaux.
XXVIIe Biennale de Venise.

1955
3ème prix de la Biennale de Caracas.
Exposition au Stedelijk Museum, Amsterdam, avec Germaine Richier. Texte de C. Wintinck.
Exposition personnelle, galerie Pierre, Paris. Préface de René de Solier.
Le groupement d'achat des amis des Musées offre le tableau Écluses glacées (1953) au Musée des Beaux-Arts de Lille.

1956
Vieira da Silva et Arpad Szenes sont naturalisés français. Installation rue de l'Abbé Carton, dans le XIVe arrondissement.
Expositions particulières aux galeries Saidenberg, New York et d'Art Moderne, Bâle.
L'État acquiert Jardins suspendus (1955), déposé au Musée National d'Art Moderne, Paris.
René de Solier publie un ouvrage consacré à son oeuvre dans la collection du Musée de Poche.

1957
Expositions personnelles, galerie du Perron, Genève, préface de René Berger; Hanover Gallery, Londres, et galerie Portico, Lisbonne.
Le Musée de Peinture et Sculpture de Grenoble acquiert Les tours (1953).

1958
Première rétrospective: Kestner-Gesellschaft, Hanovre, suivie de Kunsthalle, Brême et Kunst und Museumverein, Wuppertal. Préface de Werner Schmalenbach.
Mention au prix annuel du Guggenheim Museum.
4ème prix, Institute Carnegie, Pittsburgh.
José Augusto França publie la première monographie au Portugal, éditions Artis.

1959
Travaille aux 25 burins destinés à L'Inclémence lointaine, poème de René Char.
Documenta II, Cassel.

1960
Est nommée Chevalier des Ordres des Arts et Lettres.
Exposition particulière, galerie Jeanne-Bucher, Paris. Texte de René Char.
Publication de 12 planches en couleur accompagnées d'un texte de Guy Weelen, Hazan éditeur.
Installation à Yèvre-le-Chatel où elle passera dorénavant les étés.
Participation à un "Hommage à Jeanne Bucher" pour l'ouverture au 53, rue de Seine des nouveaux locaux de la galerie.

1961
Pierre Bérès publie "L'Inclémence lointaine", de René Char.
Expositions particulières, Knoedler Gallery, New York et Phillips Art Gallery, Washington.
L'État acquiert L'Été ou Composition grise  déposé au Musée National d'Art Moderne, Paris.
Grand Prix International de Peinture, Biennale de São Paulo.

1962
Est nommée commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres.
Voyage en Espagne.Exposition particulière, Kunsthalle, Mannheim. Préface de Heinz Fuchs.

1963
Présentation des temperas à la galerie Jeanne-Bucher, Paris, à la galerie Knoedler, New York et à Phillips Art Gallery à Washington. Dans la préface du catalogue parisien, elle écrit: " Je dédie cette exposition à tous mes amis, présents et absents, vivants et morts...(et précise)...mon ambition démesurée de donner au monde quelque chose qui serait, (excusez-moi) comme un philtre d'amour ".
L'Inclémence lointaine  est exposé à la galerie Gravura, Lisbonne, et au Musée Bezalel, Jérusalem, accompagné de lithographies et de sérigraphies, préface de Guy Weelen.
Sur la proposition de Jacques Lassaigne, avec la collaboration de Charles Marq, elle exécute son premier vitrail à l'atelier Jacques Simon à Reims. Il est acquis par l'État.

1964
Rétrospectives Musée de Peinture et de Sculpture, Grenoble, Museo Civico, Turin. Préfaces de Jacques Lassaigne et Luigi Carluccio.
Voyage en Italie.
Le 7 février, mort de sa mère.
Exposition personnelle, galerie Alice Pauli, Lausanne.

1965
Exposition particulière, galerie Albert Loeb, New York.
Le Musée Saint Pierre à Lyon acquiert La Véranda (1948) et la tempera Paris (1961).
Stèle, grande tempera sur toile, peinte pendant la maladie de sa mère, est offerte par l'artiste au Musée National d'Art Moderne, Paris.

1966
Deuxième séjour aux États-Unis à l'occasion de son exposition particulière, Knoedler Gallery, New York.
Ses oeuvres dans les collections portugaises sont présentées à l'Académie de Musique, Lisbonne. Rouen (1966) est acquis par le Musée des Beaux-Arts de Rouen.
Commande des vitraux pour l'église Saint-Jacques à Reims.
Grand Prix National des Arts, Paris.

1967
Exposition particulière, galerie Jeanne-Bucher, Paris. Préface de Gaëtan Picon.
Avec Étienne Martin elle expose au Château de Ratilly.
Exécution, d'après ses maquettes, de deux tapisseries, l'une est tissée aux Gobelins et l'autre à l'atelier de la manufacture de Beauvais.
Participe à la 2e Biennale Internationale du dessin, Darmstadt.

1968
Le Musée de la Ville de Paris acquiert Propositions contestées (1966), l'État, Entreprise impossible (1961-1967) et la Fondation Calouste Gulbenkian, Lisbonne, Degrés (1964), Landgrave (1966) et L'Aire du vent (1966).
Les vitraux réalisés en collaboration avec Charles Marq, atelier Jacques Simon, sont posés à l'Eglise Saint-Jacques, Reims, chapelle sud, face est. Ils présentent la particularité d'avoir été entièrement repris à la main par l'artiste dans leur lumière réelle et menés au maximum de saturation, comme des tableaux.
Séjour à Venise.
Exposition particulière, Comédie de la Loire, Tours.

1969
Achat de Satellite, un dessin de 1955, par le Musée Cantini, Marseille.

1969 – 1970
Rétrospectives au Musée National d'Art Moderne, Paris.Textes de Jean
Leymarie et Claude Esteban "La conscience et l'étoilement", au Musée Boymans-van Beuningen, Rotterdam, à la Kunstnernes Hus, Oslo, à la Kunsthalle de Bâle et à la Fondation Calouste Gulbenkian, Lisbonne. A cette occasion la galerie Jeanne-Bucher présente:"Les Irrésolutions résolues" composée de grands fusains. Catalogue avec textes de Descartes et Michel Butor. La galerie Jacob, Paris, présente un ensemble de gouaches 1945-1967.

1970
Les galeries São-Mamede, texte de Mario Cesáriny et 111, préface de José Augusto França, présentent à Lisbonne des exposition personnelles.
Est nommée membre de l'Académie Nationale des Beaux-Arts, Portugal.

 

1971
Galerie Knoedler, New York, exposition particulière 1967-71. Préface de John Rewald.
Le Musée Fabre, Montpellier, organise une exposition rétrospective présentée par Georges Desmoulliez.
La rencontre avec Claude Manesse lui donne l'occasion d'exécuter une suite de lithographies.
La galerie Jeanne-Bucher présente des temperas et la suite d'oeuvres sur papier qui accompagnent les exemplaires de tête de la monographie " La peinture de Vieira da Silva" par Dora Vallier, aux éditions Weber.
Les Atelier Pinton, à Aubusson, tissent une tapisserie, Bibliothèque, destinée à la salle des actes de la Faculté des Lettres, Université de Bordeaux.
Le Musée des Beaux Arts de Reims acquiert la tempera : Les Thermes.

1972
Le Musée des Beaux-Arts de Rouen et Thomas Henry à Cherbourg présentent l'oeuvre gravé, la galerie Michel Vokaer, Bruxelles, la galerie Véga, Liège, un ensemble de lithographies.
Le Musée d'Unterlinden, Colmar lui consacre sa manifestation annuelle. Préface de Albert Chatelet.
Le  banquet  de Platon,  dans une traduction nouvelle de M.P. Boutang parait, accompagné de 19 dessins, aux éditions Hermann.

1973
Le Musée d'Art et d'Histoire, Orléans, organise une rétrospective de son oeuvre tandis que le Centre d'Action Culturelle de cette ville expose un choix d'estampes.
Le Centre Rizzoli de Milan présente un ensemble de peintures, préface de Dora Vallier.
Une suite d'estampes est offerte par l'artiste à la Bibliothèque Nationale, Paris. Guy Weelen publie une nouvelle monographie, chez Hazan, éditeur, Paris.

1974
Son oeuvre gravé est présenté par la galerie Quadrum, Lisbonne, et par la galerie Monique Delcourt à Valenciennes.
A Genève, exposition " Peintures 1970-1974" à la galerie Artel, Genève, préfaces de René Char et John Rewald.
Le Musée des Beaux-Arts de Dijon présente "Deux volets de la donation Granville: J.F. Millet et Vieira da Silva". L'artiste offre à la donation Granville, son plus grand tableau, Urbi et Orbi (1963-1972).
Elle réalise cinq portraits d'André Malraux à l'aquatinte au sucre. L'un d'entre eux est destiné à l'édition de tête de "Malraux, celui qui vient", suite d'entretiens de Guy Suarès avec André Malraux et José Bergamin.
Le Musée des Beaux-Arts de Rouen acquiert Rouen II .

1975
En compagnie d'Arpad Szenes, elle expose peintures et gravures dans le cadre du 12è Festival International de Musique de Royan.
La galerie Nova présente à Stockholm une suite de temperas récentes.
Les Ateliers Pinton tissent pour l'État une seconde version de Bibliothèque  dont la gamme colorée à été complètement transformée.
A la demande du poète Sofia Mello Breyner, elle réalise deux affiches éditées par la Fondation Calouste Gulbelkian pour commémorer le 25 avril 1974, date de la Révolution portugaise.
Exposition de dessins "Les liens du regard" à la galerie Jacob, Paris, avec Arpad Szenes, Bonnard, Vuillard et Vera Pagava.

1976
Publication de Sept portraits  de René Char accompagné d'un texte: "Chère voisine multiple et une..." pour célébrer la longue amitié artistique unissant le peintre et le poète. Cet album accompagne un choix d'oeuvres peintes anciennes et récentes, à la galerie Jeanne-Bucher, sous le titre "Exposé pour un portrait successif", texte de Jean-François Jaeger.
Avec Arpad Szenes, elle fait une importante donation de dessins au Musée National d'Art Moderne, Centre Georges-Pompidou, Paris. Ils sont présentés avec des peintures et des tapisseries appartenant à l'État, par Pierre Georgel et Germain Viatte.
Exposition personnelle Maison des Arts et Loisirs de Sochaux, texte de Guy Weelen.
Les Musées de Metz, le Musée d'État du Luxembourg organisent une rétrospective de son oeuvre. La galerie Kutter, Luxembourg expose ses temperas récentes.
Acquisition par le Musée d'Unterlinden, Colmar, du tableau Le théâtre de Gérard Philipe (1975); par le Musée des Beaux-Arts de Reims d'une toile            Le carré  (1973); d'une gouache par la Société d'Art contemporain de Dunkerque; d'une tempera Schower (1975) par le Musée de Metz et L'Ange (1976), tempera, par le Musée d'État du Luxembourg. Elle offre au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris Portrait d'Arpad (1936).

1977
Le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris organise la première exposition rétrospective consacrée aux gouaches et temperas, exposition reprise à Lisbonne par la Fondation Calouste Gulbenkian, textes de Jacques Lassaigne, Jean-Pierre Faye et Jean-Jacques Levèque, ainsi que Agustina Bessa Luis pour le Portugal.
Arts et Métiers graphiques, Paris, publie le catalogue de l'oeuvre gravé réalisé par Guy Weelen.
Antoine Terrasse consacre à ses dessins et temperas un ouvrage dans la collection "Les carnets de dessins".
Pour la Société des Amis du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris et divers éditeurs, elle réalise une suite de quinze lithographies à l'Imprimerie Artistique  Bellini, Paris.
Est nommée Grã-Cruz da Ordem de San-Iago de Espada.

1978
A l'initiative du peintre Jorge Martins, le Centre National du Cinéma portugais tourne un film sur le couple.
Elle offre au Musée de Dijon-Donation Granville:Villa des  Camélias,  et Cortège,  huiles sur toile de 1932 et 1934. La Norjyllands Kunstmuseum, Aalborg (Danemark), lui consacre une rétrospective.
Anne Philipe publie une série d'entretiens avec Vieira da Silva et Szenes: L'Éclat de la Lumière ,  aux éditions Gallimard.
La monographie de Jacques Lassaigne et Guy Weelen "Vieira da Silva" paraît aux éditions Poligrafa et aux éditions Cercle d'Art. Elle sera réeditée, remise à jour, en 1987 aux éditions Cercle d'Art, Paris.
Sous le titre "L'espace en demeure", la galerie Jeanne-Bucher réunit des oeuvres de Vieira da Silva, Abakanowicz et Nevelson avec un texte poétique de Bernard Noël "Le dehors mental".

1979
Le Musée des Beaux-Arts d'Agen consacre sa manifestation d'été à son oeuvre gravé.
Elle accepte d'être membre du comité d'honneur du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples.
Est nommée chevalier de la Légion d'Honneur.

1980
Les galeries Joan Prats de Barcelone, texte de A. Bonet Correa, et Nova Spectra à La Haye, texte de E. Wingen, présentent un ensemble de temperas. Le Centre Culturel Français à Dakar, Sénégal, à la demande du Président Sédar Senghor, qui fait le discours inaugural, expose l'oeuvre gravé accompagné de tapisseries et de peintures.

1981
La Municipalité de Cluny (France) organise durant l'été une exposition de ses peintures, gravures et tapisseries.
Le Ministère de la Culture et le Ministère des Relations Extérieures lui demandent d'orner de cinq panneaux peints et d'une tapisserie la sacristie de la chapelle du Palais de Santos, siège de l'Ambassade de France à Lisbonne.
La Bibliothèque Nationale présente l'ensemble des planches de l'oeuvre gravé qu'elle a offert à cette institution. Texte de Françoise Woimant.

1982
Maria Agustina Bessa Luis lui consacre une biographie imaginaire sous le titre "Longos dìas têm cem anos. Presença de Vieira da Silva".
La galerie Jeanne-Bucher, Paris, expose une suite d'oeuvres Perspectives, labyrinthes, dessins, avec un poème "Les états de l'air" de Bernard Noël et présente le livre de Dora Vallier "Vieira da Silva, chemins d'approche". Editions Galilée.
Le Musée des Arts Décoratifs, Paris, acquiert le projet de tapisseries: Toiles et collages de papiers (1964).
Le Comité National et l'Ambassade de France présentent un ensemble de peintures et de gravures à la galerie de l'Information, Tunis.

1983
Les Rencontres d'Art du Quercy lui rendent hommage en présentant toiles et temperas au Musée Ingres, Montauban. Le Musée des Beaux-Arts de Bilbao (Espagne) présente l'oeuvre gravé. Une de ses temperas (1980) est retenue par Pierre Boulez pour orner la couverture de son disque: Eclat-multiples.
Michel Butor et Guy Weelen publient sur ses peintures et oeuvres sur papier un texte de présentation dans la collection l'Autre Musée, édition La Différence.

1984
Le Musée Ingres, Montauban, acquiert La Montagne magique,  huile sur toile de 1979. La Galerie EMI-Valentim de Carvalho à Lisbonne organise la première exposition des oeuvres peintes par le couple dans les années 1930/40.
Le Centre Culturel Français de Rome présente quelques-unes de ses toiles. Textes de Jean Leymarie et Renato Nicolini.
Vieira da Silva est choisie comme membre de l'Académie des Sciences, des Arts et des Lettres de Lisbonne.
A la demande du Président de la République du Sénégal Léopold-Sédar Senghor, le Centre Français de Dakar expose l'oeuvre gravé accompagné de tapisseries et de peintures. A cette occasion, le Président Senghor prononce un important discours.
La 1ere Biennale internationale du dessin de Clermond-Ferrand lui rend hommage. Texte de Guy Weelen.

1985
Décès d'Arpad Szenes dans son atelier le 16 janvier. Cette douloureuse épreuve et le pressentiment de sa propre fin inspireront à Vieira da Silva quelques peintures bouleversantes : La Séparation, La Déchirure, L'issue lumineuse.
La galeria 111 présente à Lisbonne l'oeuvre gravé accompagné d'un ensemble de gouaches. Texte de Guy Weelen.
Le Métropolitain de Lisbonne lui propose de réaliser en azulejos la gouache     Le Métro  pour la station "Cité Universitaire". Le peintre Manuel Cargaleiro prend en charge la transposition de cette oeuvre en carreaux de céramique.

1986
Le Président Léopold Sédar Senghor lui demande de réaliser trois gravures pour accompagner "L'Élégie pour Philippe-Maguilen Senghor" dédiée à la mémoire de son fils.
Le livre sera présenté à la galerie Jeanne-Bucher à l'occasion de l'exposition "La densité de la transparence" réunissant dix-huit peintures récentes (1984-1986) texte de Jean-François Jaeger.
Artcurial organise une rétrospective de l'oeuvre gravé.
Autour d'une suite de photographies d'Ursula Zangger, "Portraits de Vieira et Arpad", la galerie Nasoni à Porto compose un ensemble des deux artistes, préface de Guy Weelen et texte de Fernando Pernes. Pour célébrer l'Année de la Paix, l'Unesco lui confie le soin d'en réaliser l'affiche.
Un jury composé de membres de l'Académie des Beaux-Arts lui décerne le premier Grand Prix Florence-Gould. Le tableau Arcane (1979), huile sur toile, entre au Musée des Beaux-Arts de Caen.
Au titre des Arts Plastiques, elle reçoit le premier Grand Prix Antenne I- Lisbonne.

1987
Les travaux de la station de métro "Cité Universitaire" réclament sa présence à Lisbonne. Elle assiste au vernissage de l'exposition d'Arpad Szenes "Lumière- Portugal" organisé par le Centre d'Art Moderne de la Fondation Calouste Gulbenkian.
Le Museu de Arte de São Paulo présente un choix d'oeuvres des collections portugaises. Textes de José Sommer Ribeiro et Guy Weelen.
Le Musée Granet d'Aix-en-Provence présente en été une exposition de ses peintures et des oeuvres d'Arpad Szenes. Cette manifestation est ensuite reprise par " Présence de l'Art Contemporain en Anjou"(PACA) pour les villes d'Angers et de Cholet.
Les Editions Poligrafa, Barcelone, réalisent une lithographie d'après une gouache ancienne: Rua das Chagas (1952). Elle orne la couverture du livre de Pierre Boulez: "Penser la musique aujourd'hui".

1988
Le Centre d'Art Moderne de la Fondation Gulbenkian à Lisbonne et le Centre National des Arts Plastiques aux Galeries Nationales du Grand Palais, Paris, présentent une rétrospective. A cette occasion, publication aux Editions Skira d'un ouvrage-catalogue de cette rétrospective avec un ensemble de textes remarquables de Dominique Bozo, José Sommer Ribeiro, Alberte Gynpas-N'guyen, René Char, Claude Roy, Alberto de Lacerda, Roberto Pontual, Jean Tardieu, Henry Maldiney, Maurice Nadeau, Jean-Philippe Domecq, Jean-Pierre Changeux, Jacques Lacarrière, Dora Vallier, J-F Jaeger, Antoine Terrasse, Jacqueline de Romilly, Nelson Alfredo Aguilar, Sofia de Mello Breyner, Edmond Jabes, Yves Bonnefoy, Jean Starobinski, Agustina Bessa Luis, Pedro Tamen, Patrick Grainville, Jean-Paul Aron, Bernard Zehrfuss, René Major, Léopold Sédar Senghor, Georges Duby, John Russel, Pierre Boulez, Guy Weelen, José-Augusto França, Alain Tapié, Anne Philipe, Lorand Gaspar.
Le Président de la République portugaise lui remet la Grã-Cruz da Ordem da Liberdade.
La France lui décerne l'Ordre du Mérite.
Elle devient Membre d'Honneur  de la Royal Academy of Arts, Londres et de l'Art Gallery of Ontario, Canada.

1989
Exposition "Vieira da Silva-Arpad Szenes dans les collections portugaises", Casa de Serralves, Porto. Médaille d'honneur de cette ville. Introductions du catalogue par Fernando Pernes et Maria João Fernandes.
La XXe Biennale Internationale de São Paulo lui consacre un hommage, comme invitée d'honneur. Préface de José Sommer Ribeiro et Guy Weelen.

1990
Naissance de la Fundação Arpad Szenes-Vieira da Silva à Lisbonne. Elle implique la création d'un Musée qui abritera les oeuvres des deux artistes et d'un centre de documentation et de recherche.
La Fondation Gulbenkian, Lisbonne, la Banque du Portugal et la Fondation Luso-americana pour le développement présentent à la presse le projet du Catalogue Raisonné de l'oeuvre de Vieira da Silva.
Exposition particulière, Maison Noubel, Carcassonne, préface de Guy Weelen.

1991
Promue Officier de la Légion d'Honneur.
Exposition de gravures, Institut Culturel, Macao.
Importante rétrospective, Fondation Juan March, Madrid. Textes de Fernando Pernes et Juliàn Gallego.
"Vieira da Silva dans les collections portugaises", Europalia, Bruxelles.Texte de José Sommer Ribeiro et Guy Weelen.
Création du Comité Arpad Szenes-Vieira da Silva, Paris, comprenant sept membres désignés par l'artiste.

1992
Décès de Vieira da Silva le 6 mars. Elle repose auprès de sa mère et de son mari à Yèvre-le-Chatel. Elle désigne ses deux exécuteurs testamentaires, Jean-François Jaeger et Guy Weelen conjointement titulaires du droit moral sur son oeuvre.
Le droit moral est désormais assumé par les deux experts désignés, sous couvert du Comité Arpad Szenes - Vieira da Silva.

  Actualités | Conditions de vente | Confidentialité | Catalogue en ligne .  
Copyright © 2005 Telimage